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Prenez soin de vous, prenez soin de votre santé mentale!

Mis à jour : oct. 11

Ce 10 octobre 2020, est la Journée mondiale de la santé mentale. Journée particulièrement importante pour cette année entachée de la pandémie de COVID-19. Cette dernière a modifié et continue à modifier considérablement notre façon de vivre au quotidien. Au cours de cette journée, l’OMS (l’Organisation Mondiale de la Santé) organise pour la toute première fois une campagne de sensibilisation en ligne sur le thème de la santé mentale. Mais en quoi suis-je concerné(e) me direz-vous ? Pour le savoir, lisez cet article!


La santé mentale, de quoi parle-t-on ?


La santé humaine ne se résume pas à l’absence de symptôme physique ou psychique. En 1946, le préambule de la Constitution de l’OMS a défini la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité »¹. En 2008, le Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être établit que « la santé mentale est un droit de l’Homme. Elle est indispensable à la santé, au bien-être et à la qualité de vie. Elle favorise l’apprentissage, le travail et la participation à la société »².


En France, il existe une véritable confusion entre santé mentale et maladie mentale. Ainsi, en 2009, une enquête a révélé que 42% des répondants considérait la notion de santé mentale et maladie mentale comme deux notions « assez semblable » voire « tout à fait identique »³.


En fait la santé mentale regroupe trois dimensions, et tout comme la santé physique, ce n’est pas parce qu’il y a absence de symptôme que tous les curseurs sont au vert au niveau de la santé humaine globale.

  1. La dimension des troubles mentaux. Cette dimension s’en réfère à un diagnostic renvoyant à des critères et à des actions thérapeutiques ciblées qui correspondent à des troubles de durée variable plus ou moins sévères et handicapants (ex : les troubles schizophréniques). Ce champ d’intervention relève du domaine médical.

  2. La dimension de la détresse psychologique est un état de mal-être sans qu’il y ait forcément de pathologie associée (ex : le burn out). Des signes dépressifs, anxieux plus ou moins intenses et ne répondant pas à des critères de diagnostic sont identifiés sur un plus ou moins long terme.

  3. La dimension de la santé mentale. Cette dernière fait référence à un état de bien-être, ou à des potentiels de la personne (résilience, capacité de faire face aux difficultés, impression de maîtriser sa vie, estime de soi). C’est un état positif, d’équilibre et d’harmonies intérieures. Au niveau des maux constatés cela peut aller du simple stress au sommeil de mauvaise qualité, ou bien encore aux douleurs physiques d’origine psychosomatique⁴ .



Ainsi, nous sommes tous de près ou de loin concernés par la santé mentale. Cependant, et c’est une spécificité française, la France fonde sa politique de santé mentale uniquement sur la sphère médicale



La France, une position à part


L’État français a consacré de nombreux travaux ces dernières années à cette dimension de la santé mentale. Le concept de santé mentale positive a été peu abordé et c’est d’avantage la sphère de la dimension négative de la santé mentale (avec les maladies mentales et, dans une moindre mesure, la détresse psychologique) qui a été considérée par les pouvoirs publics.


Les dernières annonces vont dans le même sens : poursuite en 2020 de l’effort budgétaire en faveur de la psychiatrie. Ainsi tous les maux tels que le stress, les attentes en matière de capacité de résilience, d’adaptabilité ou le rétablissement d’un bien-être ne bénéficient pas encore de la force de frappe de l’État. Les deux autres dimensions restent le parent pauvre en terme d'investissement (information/prévention) et sont renvoyés au secteur non conventionnel.

En quoi la santé mentale positive est importante pour la santé ?


La France a la particularité d’avoir construit une vision curative de la santé en retenant que le cadre médical. Ainsi, dans le domaine de la prévention, toutes les actions s’en réfèrent à la prévention de la maladie : prévention primaire- vaccin, prévention secondaire - dépistage, prévention tertiaire- complications et récidives.


0r, on le sait, la santé mentale et la santé physique sont étroitement liées. Ainsi, la santé mentale d’une personne atteinte d’une maladie physique grave ou de longue pourra être fragilisée du fait des difficultés quotidiennes engendrées par la maladie (douleurs, fatigues, modification de l’image de soi…). Cette fragilisation n’est pas pathologique mais elle reste aujourd’hui encore trop peu prise en compte. A l’inverse, une personne atteinte d’une pathologie mentale pourra voir sa santé physique se dégrader si elle néglige son alimentation, son activité physique…

De même, une personne non atteinte d’une pathologie physique/psychique quelconque pourra tout à fait ressentir un état de mal être plus ou moins prégnant qui impactera sa capacité à vivre pleinement sa vie.


L’incidence de la non prise en compte de la santé mentale positive est loin d’être neutre. La Commission européenne chiffre son coût à minima de 3 % à 4 % du produit intérieur brut des États membres (uniquement le seul impact sur la vie économique). Et c’est sans compter sur la perte de qualité de la vie pour les individus et les différents groupes sociaux.

Comment prendre soin de sa santé mentale ?


Selon la DREES, sur 100 personnes ayant consommé un antidépresseur en 2009, 33 % répondent aux critères d’un trouble dépressif, mais 56 % d’entre elles n’ont ni trouble anxieux ni trouble dépressif justifiant l’usage de substances psychoactives⁵. Ce résultat d’enquête témoigne, l’importance d’adopter une démarche de prévention et d’hygiène de vie de sa santé mentale.


On l'a vu précédemment, le champ de la santé mentale positive est renvoyé aux pratiques non conventionnelles. Celles-ci sont nombreuses et il est nécessaire d’y apporter une certaine vigilance lorsqu’on souhaite agir sur notre bien-être. Pour certains, il s’agira de prendre une bouffée d’air frais pour se sentir mieux immédiatement, pour d’autres, leur mieux être passera par une activité physique. Et d’autres encore, choisiront d’être accompagnés par des pratiques non conventionnelles.


Le choix est vaste et il est important d’être vigilant quant à leur sélection. La reikiologie®, pratique non médicale, non conventionnelle s’inscrit dans le champ de la santé mentale positive. Seuls les professionnels ayant validés un cursus conforme au référentiel des compétences métiers peuvent prétendre à cette appellation « praticien ou maître praticien en reikiologie® ». Ce sont des professionnels de la relation d’aide et de l’accompagnement dont le domaine d’intervention est plus ou moins large. Ainsi, un praticien pourra intervenir pour toute demande entrant dans le champ de l’épanouissement personnel (santé mentale positive). A celui-là, s’ajoutera celui de la détresse psychologique pour le maître praticien.

Concrètement, en quoi cela peut m’aider à prendre soin de ma santé mentale ?


La reikiologie® est une pratique globale pour atteindre son bien-être naturel et durable. Elle allie les bienfaits de la relaxation et de la méditation. Le bénéfice de ces deux voies est reconnu maintenant par de nombreuses études et la reikiologie® étant l’union des deux, il est assez simple d’en percevoir ses effets.



Ainsi, développer ses compétences personnelles, se sentir plus ancré et donc intérieurement plus solide face aux aléas de la vie, être moins bousculé par des situations qui auparavant vous auraient mis dans des états de stress ou des émotions fortes très déstabilisantes (colères, anxiété, angoisse, peur,…), c’est entre autre, ce que les accompagnements des professionnels de la reikiologie peuvent vous aider à faire émerger. Au fil des séances, et en fonction de sa demande bien sûr, se développe une stabilité intérieure qui permet de vivre le moment présent ou le continuum des situations avec une capacité de rebond accru.

En conclusion


La promotion de la santé mentale ou du « bien-être mental » ne doit pas demeurer un idéal ou un luxe hors de portée de l’action publique. On le sait aujourd’hui, la prévention des maladies commencent déjà par la bonne santé de son esprit. Ainsi, l’expression empruntée au poète Juvénal « un esprit sain dans un corps sain » reste toujours d’actualité !

S' il est nécessaire d’offrir aux citoyens des lieux de vie, de travail, bref un environnement de vie optimale, il est aussi important de déployer des mesures en faveur d’une autonomisation de la personne face à son bien-être. Tout ne dépend pas de l’extérieur et encore moins son épanouissement personnel. La bonne nouvelle? Il est possible d'agir de reprendre la main sur son bien-être intérieur et durablement!


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Référence

1 - Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946, entré en vigueur le 7 avril 1948.

2 - Le 13 juin 2008, la conférence de haut niveau « Together for Mental Health and Well-Being » à Bruxelles a lancé le « Pacte européen pour la santé mentale et le bien-être ». Il symbolise la volonté des parties prenantes – les gouvernements des États membres, les autorités régionales et locales, les acteurs non gouvernementaux et les organisations de la société civile concernées – d’échanger et de travailler ensemble sur les possibilités de la santé mentale et ses défis. Cette initiative a fait l’objet de déclarations de soutien des gouvernements allemand et britannique

3- L’étude SIG/IPSOS « Les Français et la santé mentale » réalisée les 10 et 12 octobre 2009 auprès d’un échantillon de 1 017 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus

4- La santé mentale, l’affaire de tous - Rapport du groupe de travail présidé par Viviane Kovess-Masféty

5- Enquête INPES avec exploitation OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies)

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Noemie Goubet - Praticienne de Reikiologie ® - Saône et loireMentions légales

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